Qu'il vaudrait mieux éviter! Ce qu'on peut apprendre dans les films, tout de même... Faut pas oublier que c'est du cinoche, que la plupart des réalisateurs n'ont pas bac +5 et que le divertissement a justement pour but de s'affranchir de toute réflexion profonde et raisonnée.
Alors même si vous avez souvent vu ça dans vos films et séries préférées, mieux vaut éviter de copier, où il pourrait vous en cuire, moussaillons.
1. Le ptit tour à l'armurerie du coin
Des zombies partout, première chose à faire : trouver de quoi se défendre en cas d'attaque (crois-t-on, voir #3). Le premier réflexe? aller au supermarché du coin se choisir une bonne tronçonneuse dernier cri, ou mieux, aller aux plus proche dépôt d'armes et munition : armurerie, gendarmerie, caserne, etc...
Bon, le truc, c'est que vous serez pas le seul à avoir l'idée, il faut s'attendre à ce que nombre d'humains encore en vie se regroupent à ces endroits "stratégiques". Et là où il y'a beaucoup d'humains, il y'a de plus fortes probabilités qu'il y'ait des zombies, forcément.
Et puis bon, dans le meilleur des cas, même s'il n'yen a pas tant que ça, vous allez quand même vous attaquer à un endroit soit défendu par des zombies (les anciens propriétaires, gardes ou gendarmes), soit défendus par des hommes encore en vie mais finalement, tout aussi dangereux : les hommes qui gardent ou vendent des armes ont très souvent la qualité de savoir s'en servir... Et que vont-ils dire s'ils vous voient arriver pour piquer leurs armes?
2. Rendre sa forteresse imprenable
Lors d'une invasion de Zombies, la majorité des gens sensés auront pour premier objectif de se cantonner dans leur maison ou dans un endroit dont il savent qu'il y'a peu d'accès, que les murs sont solides, bref, une cachette ou une forteresse susceptible de résister aux assauts des zombies. Des murs infranchissables et des barricades, de l'eau et de la nourriture pour un bout de temps, sauf que...
Sauf que, vous mettre délibérément dans une situation de siège n'a de chance de fonctionner que lorsque votre assaillant possède lui même des contraintes qui l'obligent à maintenir le siège sur une période donnée, au delà de laquelle il n'aura d'autre choix que de se replier. Ce n'est pas le cas des zombies, bien entendu, qui n'ont ni soif ni faim d'autre chose que de votre chair, ne dorment pas, n'ont aucune rationalité (et ne peuvent donc pas se demander s'il serait plus facile d'aller chercher ailleurs leur casse-croûte). Autrement dit, le coup de la forteresse, ça ne marche que quand le temps joue contre l'assiégeant. Là, le temps joue contre l'assiégé et tôt ou tard, il vous faudra sortir. Et le plus tard ce sera, le plus de zombies il pourrait y avoir à l'extérieur.
Mieux vaut privilégier la liberté de mouvement, même si elle semble moins sécuritaire.
3. Utiliser des armes blanches et sauvegarder ses balles
L'un des récurrent conseils : utiliser l'arme blanche autant que possible : celle-ci n'a pas besoin de munitions. Pas moyen que vous en tombiez à cours. Avec une bonne machette, vous pourrez découper à tout va les têtes de zombies infectés et accessoirement vous payer quelques tranches de ce superbe jambon pendu au plafond de votre épicerie du coin. Bon, mais voilà le problème.
Découper une tête de zombie et trancher profond dans le mort-vivant, c'est passablement dégoûtant et salissant. En fait, plus vous êtes proches des plaies de votre assaillant, plus il y 'a de chances que vous receviez en contrepartie toute sortes de fluides infectés, que vous en avaliez ou que vous en badigeonniez vos propres muqueuses ou plaies ouvertes. A moins de vous balader en combi style infirmier ebola avec votre bonbonne d'oxygène sur le dos et 30° d'angle de vision, vous aurez toutes les chances de vous retrouver infecté à votre tour. Mais voyez les choses comme elles sont en réalité :
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé, mais cela en vaut peut être la peine : sortez de votre maison pour rejoindre la forêt la plus proche, puis tentez de chasser un petit animal de forêt et de le mordre. Genre, un écureuil, un renard, ou plus gros, qu'importe. Vous verrez que l'animal, le bougre, il ne se laisse pas faire. il part dans tous les sens et c'est déjà beaucoup de chance si vous arrivez seulement à l’attraper à main nues. Quoiqu'on en dise, les êtres vivants sont très difficile à mordre, ils gigotent et s'échappent, et c'est bel et bien à ça qu'un zombie qui vous court après, aura affaire. C'est vraiment pas facile et vous avez plus de chance de vous en sortir vivant en prenant la fuite plutôt qu'en essayant de trancher une tête qui ne manquera pas de vous arroser de sang gluant et bouillonnant de virus et de bactéries.
4. Toujours viser la tête!
C'est ce qu'on vous répète depuis votre plus tendre enfance. Les zombie, faut leur mettre un sacré bon coup sur la tête, décapiter, tirer entre les deux yeux (s'il reste les deux). Comme expliqué si dessus, tout ceci et passablement dégueulasse et salissant. Non, honnêtement, quand on tire dans une tête, ça gicle pas seulement en arrière, ça peut faire un trou minuscule et un petit pet foireux, mais ça peut aussi exploser et propulser du sang infecté dans toutes les directions.
Tirer dans les jambes ou dans le bide, ça n'est pas aussi inutile que ce qu'on vous en a dit. Un os cassé, un muscle déchiré, avec tous les efforts du monde, quand il n'y'a rien pour nous pousser ou nous porter dans une direction, et ben on reste sur place... a-t-on besoin de tuer un zombi (qui techniquement déjà mort, ne peut pas l'être) quand on peut se contenter de l'immobiliser? Z'êtes poursuivi par une horde, admettons. Vous allez prendre le temps de viser la tête de chaque zombi pour gagner des points bonus? Non, non, et non, une bonne rafale dans les jambes ou dans le bide sera bien suffisante pour dégommer vos assaillant et les assagir le temps de fuir ou de trouver un meilleur plan. Ce sera peut être même suffisant pour que vous n'ayez plus besoin d'un meilleur plan.
Fuir les grandes villes!
L'idée de base lorsque vous habitez une grande ville au moment ou les zombies se soulèvent, c'est qu'il faut aller voir au grand air et quitter cette fourmilière de déjà-morts-vivants et de vivants bientôt morts. Bon, c'est pas une mauvaise idée en soi, la densité de population des grandes villes est le cauchemar de tout survivant : des ruelles sombres, quantité de cadavres et de proies. Mais qu'arrivent-il lorsqu'une telle densité de population décide tout à coup d'aller ailleurs, comme genre, à l'heure de pointe?
Des bouchons, de la panique, des gens énervés et d'autres qui les suivent pour les bouffer. En partant dans la panique avec des milliers d'autres pèlerins, vous aurez de bonnes chances de vous retrouver en rade sur le périph au milieu des voitures et d'autres repas. D'autant que dans ces situations là, le quidam commun a tendance à éviter, dieu sait pourquoi, les transport en commun. Alors d'un côté, c'est chacun pour soi, mais pourtant, tout le monde va au même endroit. C'est comme ça que ça fonctionne, et c'est une aubaine pour les porteur de peste qui n'ont même pas besoin de rabatteurs : leurs proies s'entassent toute seule en cédant à la panique.
Il faut peut être attendre un peu avant de s'enfuir là où tout le monde va, faire ce que tout le monde va faire, d'autant que la ville reste le meilleur endroit ou vous pourrez trouver, après mûre réflexion, tout ce qui vous semblera nécessaire pour partir quelques jours plus tard à la campagne pour profiter d'un repos bien mérité sans bouffeur de jambes.
Comme la majorité des catastrophes, dans laquelle vous n'avez pas besoin de vous précipiter envers et contre tout, vous gagneriez à réfléchir et délayer votre départ de sorte qu'il soit le plus sécuritaire et le plus adapté possible à vos nouvelles conditions de vie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire